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Le Forban

 

           Photo Jean-Yves Le Diascorn

 

 

Au XVIIIe, une vingtaine de chaloupes, déjà connues sous le nom de « Forban », pratiquent essentiellement la pêche des espèces saisonnières au filet dérivant ou à la traîne, à l’extérieur du Golfe. Vers les années 1870, les rois de la stokenn se reconvertissent à la drague ou au chalut à perche car les débouchés sont là[1]. Dorénavant la voie ferrée permet les envois hors région dans de bien meilleures conditions et les stations de tourisme, à l’image de La Baule, sont demandeuses de frais.

Les bateaux évoluent, tout en gardant la finesse  des chaloupes ; c’est par leur gréement et leur bouchain dur qu’ils se distinguent d’elles.

 

Une description datant de 1847 précise :

 

« Les barques de pêche nommées forbans, sont construites sur un gabarit particulier et qui ne se rencontre que dans cette localité. Elles ne peuvent virer de bord que  « lof pour lof », et ne ressemblent aux autres bateaux pêcheurs que pour la voilure, qui se compose d’une petite misaine et d’une grande voile quadrangulaire amurant sur le côté. Elles sont d’une marche supérieure mais difficile à conduire ».

 

Sauf pour les marins du Bono qui ne se sont jamais trouvés en peine de les faire applaudir lors des régates de La Trinité où elles étaient très admirées...

 

L’évolution des plans de voilure et de carène est constante et se fait à l’initiative des charpentiers locaux.

 

 

Fin XIXe ils portent plus de 80m2 de voilure, partagés en taillevent, misaine et foc.

Bateaux hauturiers, 11,50m de long, 3,5m des large, 1,65m de tirant d’eau, fins de l’avant, franc-bord important les forbans sont rapides et bons marcheurs au près.

Bien assis, grâce à leur maître bau reculé, ils tiennent bien la mer et autorisent des pêches à la drague le long des côtes, de Belle île à l’île d’Yeu.

 

Tout dépendait de la saison, du poisson et du patron…

 

À l’origine les chantiers Le Blévec au Bono et Kergosien à Auray suffisaient pour répondre à la demande, mais celle-ci se faisant plus importante les patrons du Bono se tournèrent vers les chantiers de Concarneau.

 

Dans le Port du Bono vous pouvez admirer la longue silhouette noire du « Notre Dame de Becquerel », construit à l’identique, témoin vivant d’une époque maintenant révolue.

 

 

       

                 Photo : Bernard Evain

Le Notre Dame de Becquerel et son annexe.

 

 

Il y eut, au début du XXème siècle, jusqu’à 97 forbans, qui du printemps à l’automne sillonnaient la Mor Braz du Croisic à l’île d’Yeu et l’hiver la baie de Quiberon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photo : Pierrick Le Cunff

Le Notre Dame de Becquerel

Grande parade de la semaine du Golfe, 4 juin 2011

 

 

 

 

 

       Photo : Philippe Couturier

Tribord amure…

 

 

 

   Photo : Philippe Couturier

Le Notre Dame de Becquerel par petit temps.

 

 

 

 

Forban dans le port du Pouliguen au début du siècle dernier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jack.lecunff@orange.fr                                                                                Arradon juin 2012



[1] En 1862 le train arrive à Vannes, puis à Auray et Lorient…

/home/aumaboul/www/data/pages/fr/forban.txt · Dernière modification: 2018/05/19 15:38 (modification externe)

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